Les pèlerins du rail

La ville est assoupie, le soleil est de glaceDes reflets palpitants sur les vitres du trains'élèvent des figures, sombres, et c'est l'audacede l'habile architecte, artiste dont l'entraina su mouvoir des villes, fédérer des géniesqui défie, souveraine, l'horizon monotoned'un Paris dont Montmartre est le seul insoumis.
Le ciel est de rubis, comme en un soir d'automne.
Nuit d'été, chaleur sourde, aux couleurs estompéesLueurs mourantes et mornes, baignant de leurs pénombrele satin suranné des rideaux déchirés
Ronflement monotone, murmure perdu dans l'ombredes passagers bercés par la voie délabrée.
Un train glisse sur Paris, du couchant de rubis à la torpeur de la nuit, et berce ses pèlerins endormis.
Paris open on the globe- Français
© Elliot Négrel-Jerzy. Tous droits réservés. Merci de ne pas reproduire ce poème sans autorisation ; de courtes citations avec mention de l'auteur sont bienvenues.
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